Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/02/2014

Mieux encadrer les recrutements directs en catégorie C, c’est réfléchir à leur transparence

Réaction de Didier Bourgoin, secrétaire général du SNUCLIAS au rapport Pêcheur dans un article de la Gazette des Communes

« Le rapport Pécheur contient des choses intéressantes sur des pistes à explorer. Mais il faudrait se mettre d’accord sur les termes et le sens des mots.
Sur le versant territorial, quand il parle de réforme nécessaire, on y souscrit sur la question des recrutements, celle des reçus collés… 
Autre question abordée, les rémunérations : nous ne sommes pas opposés à la réorganisation des échelles de la carrière. 
L’abandon des catégories n’est pas non plus à repousser d’un revers de manche. Mieux encadrer les recrutements directs de catégorie C, qui ne devraient être que dérogatoire, c’est réfléchir à leur transparence. Il pourrait y avoir un droit de regard des services de l’État dans le cadre du contrôle de légalité car certains recrutements sont, non pas « clientélistes » mais « orientés ».
Nous sommes très attachés aux recrutements sur concours car ce sont des recrutements par l’excellence.
Sur l’intérim, que les pouvoirs publics y prêtent une oreille est inacceptable, alors que les centres de gestion peuvent jouer un rôle.

Sur la proposition de cadres communs à deux ou trois fonctions publiques, au Snuclias-FSU, nous y sommes favorables, comme nous le sommes à une fonction publique avec trois versants.
Nous trouverions normal qu’une infirmière, une assistante sociale, un éducateur spécialisé ou même une auxiliaire de puériculture ou un plombier puissent faire des mobilités d’un versant à l’autre.
Aujourd’hui c’est si difficile que beaucoup de collègues territoriaux se privent de parcours intéressants. Une vision plus globale est nécessaire, notamment sur la carrière des agents de catégorie C.
D’après les informations transmises récemment par la direction générale de l’administration et de la fonction publique, plus de 50 % des agents C sont à l’échelle 3 dans la territoriale. La majorité reste dans son échelle de recrutement
Et pratiquement aucune auxiliaire de puériculture ou ATSEM ne parvient à l’échelle 6. Or ce sont des professions essentiellement féminines.
Le rapport Pêcheur ne fait qu’effleurer le fait qu’il n’y a pas de carrière, pour ces agents, dans la territoriale ».

Article de la Gazette et réactions syndicales

Les commentaires sont fermés.